Le plan de jeu offensif de Guardiola expliqué par T. Henry

Les grands entraîneurs ont (nous l’espérons) un plan de jeu adossé à une philosophie de jeu. Objectivement, que nous l’apprécions ou pas, Pep Guardiola fait parti de ce cercle fermé des grands entraîneurs ayant un fil conducteur dans la façon de faire jouer ses équipes (sur le plan collectif) et ses joueurs (sur le plan individuel).

Thierry Henry, ancien joueur du F.C. Barcelone nous explique la vision de son ancien coach. Il détaille  ce que demande Guardiola à ses aillés. Comme à la grande époque de Guy Roux à l’ A.J. Auxerre (Cocard, Diomède, Vahirua, Kapo, Kalou,…), Guardiola demande à ses aillés de « mordre » la ligne de touche (dans les 2/3 défensif) afin d’écarter au maximum le « bloc-équipe adversaire » pour que les milieux de terrain puissent se placer entre les lignes adverses.

plan de jeu Guardiola

Malheureusement pour les francophones, la vidéo est en Anglais mais après deux lectures vous pouvez comprendre les grandes lignes. Cependant, nous allons reprendre les propos de T. Henry afin de mieux comprendre :

– Placement : Guardiola quadrille le terrain dans la longueur en deux zones par rapport au placement du joueur sur le terrain :

  • si le joueur est dans les 2/3 défensif, celui-ci doit respecter strictement le plan de jeu de Guardiola
  • si le joueur est dans le 1/3 offensif (les 30 derniers mètres) celui-ci est TOTALEMENT LIBRE dans ses démarquages, déplacements, permutations.

Rôle : Dans les 2/3 défensif, les aillés doivent au maximum coller la ligne de touche afin de « libérer l’espace » pour les joueurs axiaux. par conséquents, les arrières latéraux ne peuvent pas dédoubler lorsque l’aillé coéquipier devant eux est dans les 2/3 défensif. Le fait de rester sur le côté permet de se faire oublier par l’équipe adversaire.

Dans le tiers offensif (30 derniers mètres), les aillés peuvent cette fois-ci faire des courses rentrantes afin de libérer l’espace pour la prise de couloir des arrières latéraux. Ainsi, dans les 30 derniers mètres, les aillés sont totalement libres.

Remarques : Lorsque nous écoutons T.Henry, nous pouvons avoir l’impression que la maîtrise, le contrôle des trois joueurs du triangle du milieu de terrain (ici Xavi, Iniesta, Busquets) empêche le jeu des 2 aillés car idéalement (dans le plan de jeu de Guardiola) les aillés doivent être très haut sur le terrain en  évitant de « décrocher » sur le terrain. Facile a dire, difficile à faire contre le Barça mais quoiqu’il arrive cela permet de se poser des questions sur ce que nous attendons de nos joueurs.

 


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