Historique des systèmes de jeu au football

Le système de jeu est une forme de base, une image arrêtée d’une équipe qui implique des rôles défensifs, offensifs et lors des transitions (à la perte et à la récupération du ballon).

Du système de jeu (« statique ») découle des animations offensive et défensive ( dynamique).

Facteur à prendre en compte pour le choix d’un système

  • points forts et points faibles de votre équipe, de vos joueurs.
  • points forts et points faibles de l’équipe, des joueurs adverses.
  • système(s) et animation(s) travaillés pendant les entrainements.
  • Situation / contexte / moment du match (score, fatigue, climat, longueur / largeur / état du terrain,…).
  • Match à domicile à l’extérieur.

M.Visentini « entraineur de football : les Système de jeu. Questions / réponses » 2009 estime qu’un système de jeu doit être :

  • équilibré : anticiper la perte du ballon en phase offensive et anticiper la récupération du ballon en phase défensive.
  • élastique , adaptatif : le système et l’animation visés avant le match ne doivent pas restés fixes mais doivent régulièrement pendant s’adapter, rectifier pour mieux coller au contexte.
  • Rationnel : en fonction des caractéristiques technique / tactique / physique / mental de vos joueurs et des adversaires.

Historique des système de jeu

Avant même la création du football structuré en Grande-Bretagne au milieu du 19ème siècle, de nombreux autres jeux sont apparus dès le moyen âge avec la Soule (France), le Calcio Florentini ( Italie) et même pendant l’antiquité en Grèce( phéninde et épiscyre) et dans l’empire Romains ( pila paganica, la pila trigonalis, la follis et l’harpastum ).

Ainsi, avant 1860 (et l’apparition de nouvelles règles ) Les 10 joueurs de champs se déplacent totalement librement, sans sens tactique et où seul l’attaque est le seul objectif. Il s’agit d’un jeu en « grappe » sans organisation où seulement le gardien de but à un rôle purement défensif.

En Grande-Bretagne, à partir des années 1860, nous commençons à voir 2 lignes de force (attaque / défense) avec un à deux défenseurs. Il s’agit toujours d’une succession d’actions individuelles.

A partir de 1870, une 3ème ligne de force (défense / milieu / attaque) arrive toujours en Grande Bretagne avec les Queens Park Rangers (et aux Blackburn Rovers). L’aspect défensif commence à être intégré mais quasiment au centre du terrain.

En 1920 (2-3-5), toujours en Angleterre (Nottingham Forest) la défense et le milieu se densifie entre plus dans l’axe central. C’est dans ce système que l’Uruguay remporte la coupe du monde.

A partir de 1928 à Arsenal avec le fameux « W-M » du coach Herbert Chapman, nous voyons apparaitre une plus importante utilisation de la largeur offensivement mais surtout défensivement (avec 3 défenseurs occupant la largeur). En plus, au milieu de terrain, nous pouvons identifier deux milieux plus défensifs ( Demi) , Deux milieux offensifs (Inter), 2 ailiers proche des lignes de touche et d’un avant centre. C’est à ce moment que le marquage individuel apparait sur les attaquants adverses.

A la même époque, nous voyons apparaitre le « Verrou Suisse » du coach Rappan en « 3-3-4 » qui, en phase défensive voit un des milieu se positionner derrière les 3 défenseurs en couverture. Il s’agit là des prémices du « libero ».

En 1958 pendant la coupe du monde les artistes Brésiliens (champions du monde) amènent le « 4-2-4 ». Ainsi, après de longues années où la défense prenait le pouvoir, les brésiliens remettent l’attaque au goût du jour.

A partir de 1960 , en Italie avec le « Catenaccio » de l’Inter Milan (comme figure de proue ) et son coach coach H. Herrera, l’aspect défensif est placé comme base avec le « libero » (permet la couverture et la gestion de l’espace dans le dos de la défense). Il s’agit là clairement d’un système défensif qui tranche avec le 4-2-4 du Brésil à la même époque.

Autre système des années 1960, le 4-3-3 avec l’apparition petit à petit de la défense en zone.

Les années 1970 marquent non pas un nouveau système mais plutôt une nouvelle philosophie de jeu appelée le  » football total » de l’Ajax Amsterdam et de la Hollande avec l’entraineur Rinus Michels où les joueurs dépassent leurs fonctions de « défensif » ou « offensif ». En bref, toute l’équipe attaque en possession du ballon et toute l’équipe défend à la perte du ballon. Il existe des courses croisées et des permutation de joueurs. Ainsi, les joueurs doivent savoir à la fois défendre et attaquer.

Pendant les années 1980, avec comme figure de proue le« 4-4-2 » du Milan AC d’Arrigo Sacchi avec toujours un libero dans l’un des défenseurs centraux (Baresi) afin de gérer la profondeur, une défense en zone prenant ces lettres de noblesse avec une discipline tactique de défense collective.

A partir des années 1990, le « 3-5-2 » pointe discrètement le bout du nez avec 2 joueurs « pistons » sur les côtés et une forte densité de joueurs au cœur du jeu, au centre du terrain.

A partir des années 1990, nous voyons apparaitre les « 4-5-1 » ou « 4-2-3-1 » avec un attaquant central unique « point de fixation » jouant dos au but. Le jeu collectif est plus souvent basé sur la maitrise, la conservation collective.

Dernièrement et depuis 2010 (impulsion de Guardiola), les derniers changements viennent de l’utilisation du gardien de but sur le plan offensif (conserver et progresser en utilisant le surnombre) et sur le plan défensif (gestion de l’espace aérien et de l’espace dans le dos de la défense). Ainsi, le gardien devient ‘encore plus qu’avant) une ligne de force et nous pourrions même maintenant parler et nommer les 4 lignes de force comme par exemple (1-4-4-2 ou 1-3-5-2 ou 1-4-3-3 au lieu du 4-4-2 / 3-5-2 / 4-3-3).


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