Mise en place tactique offensive sur récupération basse ( Wayne Harrison)

Certains types de situations en football doivent faire face à de forts préjugés négatifs. La fameuse mise en place tactique est souvent  mal-aimée par les joueurs car jugée inutile (a tord, si justement dosée) et peu ludique. Hors, la mise en place permet pourtant bien souvent de mettre en place des règles et des principes de jeu collectifs, communs aux joueurs de votre équipe. La mise en place permet d’amener des routines, des habitudes dans une équipe par des coordinations de placements, déplacements, replacements inter-individus avec et / ou sans ballon en prenant en compte le placement du ballon, des coéquipiers, des adversaires, dans un contexte situé (lieu de la récupération du ballon sur le terrain).

Nous allons détailler la progressivité de la situation de Wayne Harrison mettant en place un système en 4-2-3-1). Les départs de ballon se font par le gardien qui cherche a relancer court à la main. 

Matérialiser l’espace : L’éducateur place des coupelles jaunes pour matérialiser le placement des joueurs en situation défensive et il dispose des cônes oranges pour matérialiser le placement, le dispositif lorsque le gardien récupère le ballon pour lancer l’attaque. Cela permet de donner des repères à vos joueurs au départ.

A / en 7 (4 défenseurs, 2 joueurs n°6, 1 joueur n°10) contre 0 . L’éducateur dirige sans utiliser le ballon  nous pouvons voir qu’il explique le déplacement de chaque joueur (pédagogie directive) où:

 – Les 2 défenseurs centraux doivent s’écarter dans la largeur des 6m (25mètres environ).

– Afin de laisser l’espace central libre pour qu’un des n°6 décroche pour offrir une solution. 

– Les deux défenseurs latéraux « prennent le couloirs » et monte d’environ 25 mètres.

–  (Cela viendra dans la partie E/ ) Les milieux latéraux « rentrent » dans l’axe afin de laisser le couloir aux défenseurs latéraux. Cela permet aussi de mettre plus d’incertitude dans la défense adverse par des permutations (entre n°9, n°10, et les 2 ailiés n°7 et n°11).

Nous pouvons voir que des multitudes de « triangles » (et même de losange, pour proposer 3 ou 4 solutions de passes pour le porteur de balle) se mettent en place sur le terrain.

B / en 7 (4 défenseurs, 2 joueurs n°6, 1 joueur n°10) contre 0 . L’éducateur dirige en utilisant le ballon en donnant le numéro du joueur à qui le porteur doit passer le ballon.

C/ en 7 (4 défenseurs, 2 joueurs n°6, 1 joueur n°10) contre 3 avec ballon à l’attaque (travail uniquement de la phase d’attaque). L’éducateur laisse plus de liberté sur le circuit de passe. Vous pouvez demander une certaine forme de placement aux « 3 toros » (placements, déplacements libres, sur la même ligne dans la largeur, étagés,…).

D / en 7 (4 défenseurs, 2 joueurs n°6, 1 joueur n°10) contre 3 avec ballon au défenseur (travail de la phase de « transition défense/ attaque » et de la « phase d’attaque »).

E / en 10  (4-2-3-1 en orange et jaune) joueurs conservant le ballon contre 6 joueurs faisant un pressing haut( bleus en 3 attaquants, 3 milieux). L’objectif sera de mettre en place une attaque placée depuis une relance du gardien de but pour aller faire un « stop ball » à 55 – 70 mètres des cages.

Certains éducateurs auront tendance a placer la notion de système de jeu (4-4-2, 3-5-2,…) au centre des préoccupations hors, la notion d’animation en bien plus importante car le football est un jeu de mouvement, et non un système fixe. Ainsi, dans la situation filmée, nous pouvons voir un 4-2-3-1 (phase défensive), un 3-5-2 en attaque placée pouvant aussi se transformer en 4-3-3 ou 4-5-1 dans d’autre situation de match. 


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