Technique de passe, d’appui – remise de façon ludique

La technique de passe est relativement facile a mettre en place et peux être même quelque peu rébarbative sur du long terme. Le jeu en appui-remise au sol est un principe de jeu pouvant être difficile à mettre en place (encore plus en école de football) car chez les débutants, la majorité des appels, des démarquages se font en direction du but et les « décrochages » sont très rares. Cet exercice vous permettra de travailler la technique de passe au sol en une touche de balle, le jeu en appui – remise, le dédoublement et le « jouer comme vous êtes orientés ».

Pour mettre encore plus de « ludique », de compétition et d’enjeu, vous pouvez demander à vos joueurs de compter le nombre de passe marquer dans le petit but.

Vous pouvez jouer, faire varier la distance de passe, l’angle de passe, les obstacles, la cible (fixe ou mobile, taille,…).


Recevoir, donner, redemander le ballon et cadrage du porteur ( Southampton)

L’excellent club formateur de Southampton nous offre sur des installations parfaites une situations pouvant être proposée des plus petits( U9) aux plus anciens (Séniors) que se soit en échauffement ou en situation purement technique.

La prise d’information : il est nécessaire de rapidement s’adapter à une situation en répondant de la meilleure des façons, en s’adaptant aux déplacements / placements des coéquipiers et des adversaires. Ainsi, avant de recevoir le ballon ( sur le temps de passe) le joueur doit être capable de prendre le maximum d’informations et plus rapidement possible avec de prendre la meilleure décision.

La prise de décision : En lien avec la prise d’information, elle est en rapport avec les déplacements, les comportements des adversaires, des coéquipiers, en rapport avec les capacités et qualités du porteur de balle.

L’attention : Le joueur doit être constamment attentif à leurs déplacements en fonction du déplacement du ballon.

Le cadrage du porteur de balle : les règles a inculquer à vos joueurs sur ce thème sont le « timming » (quand dois je commencer ma course), l’allure de course (plus je me rapproche du porteur de balle, plus je ralentis ma course pour ne pas me faire éliminer trop facilement), l’orientation du porteur de balle (notion « d’ouverture et fermeture de porte » pour orienter le jeu de l’adversaire.

L’enchaînement contrôle / passe : le jeu en 2 touches de balle (contrôle / passe ) est le plus difficile à réaliser dans le football.


Analyser les préférences motrices des joueurs : Aisance des déplacements à droite et à gauche

Lorsque vous regardez vos joueurs et encore plus lorsque vous analysez les circuits de passes lors des matchs (si vous avez la chance de filmer un match) vous verrez que vos joueurs jouent plus d’un côté que de l’autre. Bien souvent, un gaucher aura plutôt tendance à jouer, passer et se placer à gauche alors qu’un droitier aura plutôt tendance à jouer, passer et se placer à droite.

Le nouveau courant analysant les préférences motrices des joueurs permet d’aller plus loin dans la compréhension du jeu, de l’orientation de vos joueurs. Ainsi grâce à un test visible dans la vidéo si dessus, vous pouvez comprendre pourquoi vos joueurs sont plus ou moins à l’aise à gauche ou à droite.

Tableau récapitulatif 

épaule « d’engagement » gauche épaule « d’engagement » droite
aisance à gauche aisance à droite aisance à gauche aisance à droite
Pied fort gauche ++ : votre joueur sera très fort à gauche – – : votre joueur aura beaucoup de mal sur la droite + – : votre joueur sera équilbré et pourra proposer une plus large palette à droite et a gauche + – : votre joueur sera équilbré et pourra proposer une plus large palette à droite et a gauche
Pied fort droit + – : votre joueur sera équilbré et pourra proposer une plus large palette à droite et a gauche + – : votre joueur sera équilbré et pourra proposer une plus large palette à droite et a gauche – – : votre joueur aura beaucoup de mal sur la gauche ++ : votre joueur sera très fort à droite

A quoi cela peut vous servir 

– cerner le profil de vos joueurs.

– comprendre que certains joueurs (pied gauche-épaule gauche) seront très à l’aise à gauche et mal à l’aise à droite et d’autres (pied droit – épaule droite) très à l’aise à droite et mal à l’aise à gauche.

– connaitre les points forts et les points faibles de vos joueurs suivant la latéralité (à gauche et à droite).

– permet de comprendre qu’il est très important de travailler pied droit et pied gauche pour donner une palette encore plus large à vos joueurs (augmenter l’incertitude de l’adverse)

– maintenir et renforcer les points forts.

– améliorer les points faibles en travaillant à gauche et à droite pour les pieds, les courses, les techniques (passes, dribbles, frappes, conduites).


Technique de dernière passe dans le dos de la défense et finition

Faire des passes dans son camp sans pression adverse reste assez facile mais plus le jeu de passes s’approche du but adverse, plus la pression spatiale et temporelle adverse se fait pressante. Ainsi, la qualité de « dernière passe » est souvent difficile à trouver. Nous pouvons donc travailler sur deux axes. Tout d’abord travailler la « justesse technique », le timming de passe,  et la multiplicité des formes de démarquage / d’appel de balle, de courses, courses croisées.

Ce type de situation se passe lorsque le bloc adverse est bas, dense. Son « Espace de Jeu Effectif » (E.J.E) est difficilement pénétrable à l’intérieur, par conséquent une des solutions (parmi d’autres) est de jouer et trouver un joueur « lancé » dans le dos de la défense par une passe au sol dans l’intervalle entre deux défenseurs ou par une passe aérienne « piqué » ou « lobé » pour un joueur faisant un appel du côté opposé.

Si vous regardez régulièrement le football à la télévision, nous allons prendre un exemple concret. Le F.C. Barcelone propose souvent ce type de situation sur des attaques placées. Qui sont les passeurs potentiels ? Les milieux de terrain axiaux (Busquets, Rakitic, Xavi, Iniesta) ou des défenseurs centraux. Qui sont les finisseurs faisant les appels ? les ailiers ou même les défenseurs latéraux. Le ou les attaquants centraux peuvent « décrocher » dans le but de libérer l’espace dans le dos de la défense.

Critères de réalisation : le passeur doit être légèrement à gauche ou à droite de l’axe central, il doit analyser les déplacements en ayant la tête levée. Si le défenseur décide de faire une passe aérienne dans le dos de la défense, il devra viser la zone opposée (je suis à gauche, et je dois regarder les appels de balle à droite et inversement). Si le passeur fait une passe au sol pour un joueur lancé il peut faire une passe croisée ou non.

Le non porteur de balle faisant un appel de balle est le « STARTER » c’est lui qui donne le tempo et l’information au porteur de balle. Son appel doit être franc, en « banane » (de l’extérieur vers l’intérieur puis vers la profondeur) en évitant le hors-jeu. Pour la finition, le joueur devra prendre l’information sur la position du gardien pour mieux adapter sa frappe ou son dribble.

Nota bene : moins il y a d’espace dans le dos de la défense plus la passe et le « timming de passe » est difficile donc pour simplifier la situation, vous pouvez augmenter l’espace entre le gardien et les défenseurs (ou mannequins). Pour complexifier, diminuer l’espace entre gardien et défenseurs.

C’est le non porteur de balle qui par son appel est le « STARTER » de l’action, c’est lui qui donne le tempo dans un premier temps (puis le tempo de la passe donnera le tempo de la prise de balle et de la frappe).


Jeu réduit pour les transitions et l’attaque rapide (Leicester City)

Voici une situation inspirée par une séance de Leicester City et proposé par soccercoachtv afin de travailler les transitions offensives / défensives et défensives / offensives. Cet situation « couteau suisse » est multi-fonction car elle permet aussi de travailler sur le versant offensif (mon équipe a le ballon) le jeu vers l’avant, l’attaque rapide, la contre-attaque, les combinaisons, le jeu à 2, à 3 en zone de finition. Pour le versant défensif, vous travaillerez la technique défensive en barrage, en poursuite.

Les variables sur lesquelles vous pouvez jouer

– espace de jeu :  jouer sur la largeur et la longueur de votre terrain en fonction de vos objectifs, le niveau de réussite de vos joueurs.

– nombre de touche de balle : du jeu libre au jeu à une touche.

-nombre de passes : vous pouvez suivant vos objectifs imposer un nombre de passes minimum ou maximum.

– direction de la passe : vous pouvez demander un jeu libre ou interdire les passes vers l’arrière ou autoriser une passe maximum vers l’arrière ou sur les côtés. Mais aussi plus surprenant mais intéressant pour travailler la percussion, le dribble en interdisant la passe vers l’avant (inspirer par le rugby).

– hauteur de jeu : autoriser ou interdire le jeu aérien.

– temps limite : vous pouvez également imposer un temps limite d’attaque à ne pas dépasser afin de mettre une forme de pression temporelle à vos attaquants.

– zone de jeu des joueurs : mettre en place un « mini-système de jeu ».

– liberté de jeu ou le coach impose : donner des pistes ou non à vos joueurs (exemple : dédoublement, courses croisées,..).

– rapport de force : supériorité égalité ou infériorité numérique pour les défenseurs et attaquants.

– cible : but à 11, but à 8, but de futsal, en-but, plusieurs mini-buts.


La réathlétisation, le renforcement (F. Lampard, New York City F.C.)

Chez le footballeur, quelque soit son niveau et son âge, la phase de convalescence après une blessure amenant un arrêt plus ou moins long est toujours difficile a gérer. L’impatience fait que bien souvent, les joueurs reprennent l’activité et le football trop tôt. Hors, lors d’un retour de blessure, les maîtres mots devraient être patience, progressivité et écoute du corps. Dans cette phase, l’encadrement du joueur est primordial afin de l’aider sur le plan physique et mental. Franck Lampard lors de son passage au New York City FC nous propose de nombreux exercices pouvant être réalisées lors d’une phase de réathlétisation mais également en préventif tout au long de l’année.

Quelles sont les différentes phases à respecter après une blessure ?

Phase d’arrêt totale pour guérison : pendant cette phase l’aide du staff est essentiellement mentale en prenant des nouvelles sur l’état de santé du joueur afin que le joueur se sente toujours concerné par la vie de l’équipe. Si le joueur peut et souhaite venir assister aux matchs de ses coéquipiers, cela lui permettra de rester concerné et acteur (même secondaire) dans la vie de groupe. Dans cette phase, l’entraineur (principal et adjoints), le préparateur physique, le kinésithérapeute, l’osthéopathe, le médecin et même les dirigeants ont un rôle de dialogue à jouer. Enfin, dans cette phase, suivant la nature et le lieu de la blessure, vous pouvez tout de même travailler physiquement. Par exemple, si vous êtes blessés sur les membres inférieurs, vous pour travailler le tronc et les membres supérieurs sur de la musculation analytique.

Rééducation : Il s’agit de la phase où le joueur redevient valide et n’est plus handicapé partiellement. Le staff médical (médecin, kiné ,osthéo,…) est au centre des décisions. L’objectif sera de retrouver une aisance articulaire, musculaire,…

Réathlétisation : Il s’agit de la phase où le joueur redevient un sportif puis sportif de haut niveau. C’est à ce moment qu’en plus du staff médical, le préparateur physique entre en scène. Le travail de renforcement, de gainage, de course avec augmentation progressive de l’intensité et des courbes est intégré.

 » Réfootballisation  » : Ce terme n’existe pas mais nous pourrions le définir comme la phase où le joueur reprend progressivement la compétition pour aller jusqu’au match. Il faut commencer par de la technique analytique, de la proprioception / coordination puis intégrer la notion de duel avec opposition raisonnée pour aller vers les jeux collectifs réduits et enfin vers le jeu réel.